Tragédie autour du Dassault Mirage 2000

Le 30 août 1995, un événement triste et marquant a eu lieu. L’appareil Dassault Mirage 2000 du Lieutenant José Souvignet et du Capitaine Frédéric Chiffot a littéralement été abattu au-dessus de la Bosnie. Tout de suite après ce drame, ces deux hommes ont été détenus durant une longue période de quatorze semaines et ont été libérés un peu avant les fêtes de fin d’année, le 12 décembre 1995 suite à une négociation qui impliquait Jean-Charles Marchiani.

Négociations et prises de décision radicales

Jean-Charles Marchiani, sous la houlette du Président de la République de l’époque Jacques Chirac, a mené en collaboration avec Arcadi Gaydamak, homme d’affaires russo-israélien, de lourdes négociations auprès des services secrets yougoslaves et russes. La technique première à mettre en place consistait à renouer le contact avec Evguéni Primakov, Premier ministre russe et très bon spécialiste du monde arabo-musulman, par l’intermédiaire de l’homme d’affaires russo-israélien, Arcadi Gaydamak.

Pour ce faire, Jean-Charles Marchiani a procédé à diverses méthodes dont l’intimidation de Radovan Karadzic, le Président serbe. Il l’a menacé verbalement et lourdement en lui affirmant que les forces françaises allaient très vite quitter Sarajevo et abandonner à son sort la minorité serbe. Cet affront verbal a concrètement été peu apprécié par Radovan Karadzic qui a immédiatement pris la décision d’accepter alors la libération des otages à la seule condition qu’il obtienne en échange une reconnaissance officielle de la France et que ce soit le Chef d’Etat-Major français qui vienne lui-même, en personne, chercher les deux pilotes otages. La tactique de Jean-Charles Marchiani s’est avérée extrêmement efficace puisque le 12 décembre 1995, le Général Jean-Philippe Douin, Chef d’État-major interarmées de l’Armée française était présent à Zvornik, en Bosnie, lors de la libération des deux pilotes otages français. A la suite de leur rapatriement, le Président de la République Jacques Chirac est venu à Villacoublay, près de la capitale, pour les accueillir et féliciter personnellement, chaleureusement et surtout publiquement Jean-Charles Marchiani, alors pudiquement désigné d’accompagnateur et de libérateur des deux pilotes.

Mission confiée à Jean-Charles Marchiani par le Président de la République Jacques Chirac

Il faut savoir que c’est suite à un profond échec des services secrets sur l’affaire de ces deux pilotes détenus en Bosnie que le Président de la République Jacques Chirac a pris la décision de confier les interventions à l’équipe de Charles Pasqua et de Jean Charles Marchiani pour accélérer la libération de ces deux pilotes. Rappelons que pour la DGSE, les deux pilotes étaient morts…

Valorisation de l’acte courageusement entrepris par Jean-Charles Marchiani

Cet acte héroïque a, il faut le dire, plutôt bien profité à Jean-Charles Marchiani car le Président de la République Jacques Chirac a décidé sans hésitation de lui remettre La Légion d’Honneur pour l’ensemble de ses actions valeureuses. Jean-Charles Marchiani a également été félicité personnellement par le Secrétaire général de l’ONU de l’époque, Monsieur Boutros Boutros-Ghali, décédé il y a quelques mois, le 16 février dernier.

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